Google fait un pas de plus vers sa volonté de consolider son avenir. Condamnées à tout faire pour que les internautes passent obligatoirement par un browser, et donc le moteur Google, ils goudronnent la route du « tout URL » avec ce navigateur 100% dédié au DHTML/Javascript. Ont-ils peur de l’arrivée de ces nouvelles technologies capables de mettre un terme au Web tel qu’on le connait aujourd’hui ? Veulent-ils, après avoir gobé le monde de l’analyse comportementale des internautes avec Google Analytics, en savoir encore plus sur lui en le surveillant directement depuis le navigateur ? En tous cas Google ne doit pas laisser internaute s’éloigner de son browser car son moteur de recherche est la poule aux œufs d’or qui permet de financer toutes ses autres caprices superflus et couteux.
Projetons-nous dans quelques années. Imaginez que tous les sites de commerce proposent à leurs utilisateurs non plus des sites web, mais des applications riches, basées sur Air ou WPF. Qu’au lieu de commencer par chercher un article sur Google, on préfèrera lancer son « Shopping @ Home » préféré, à l’utilisabilité exemplaire (ergonomie, design), parfaitement intégrée au poste de travail (et hop ! je drague and drop cette paire de chaussettes dans mon messenger), qui s’affiche instantanément (puisqu’installée localement ou mise en cache), qui fonctionne même lorsque je suis en transport en communs (puisqu’elle peut stoker localement de l’information). En fait, imaginez que les sites Web ressemblent d’avantage aux applications que vous utilisez quotidiennement aujourd’hui : Outlook ,Entourage, Word, Picassa , iPhoto, Messenger, Konfabulator, World of Warcraft, Second life …
Délire de geek? Demandez autour de vous. Ils vous diront que gérer ses photos de vacances avec iPhoto bien plus facile qu’avec n’importe quelle application en ligne. Ils vous diront adorer utiliser les applications qu’ils viennent de télécharger sur leur iPhone (60 millions de téléchargements en 1 mois). L’offre « Applis » devient aussi riche que le Web et son browser : jeux, météo, actualités, réseau sociaux… Franchement, utiliser un traitement de texte en ligne est plus de l’ordre de l’auto conviction quasi religieuse que d’une volonté d’utiliser un meilleur outil que Word. Et que dire des coûts de développements des sites Web DHTML/Javascript riches qui deviennent scandaleusement trop élevés. Si vous ne disposez dans votre équipe un gourou du Javascript, qui à suffisamment usé sa bosse sur les bugs et autres délices des différents navigateurs, vous allez souffrir ! Normal, puisque son métier est de construire des interfaces graphiques stables et intelligentes en se basant sur un écosystème vieillissant, inadapté, hétéroclite à qui on ajoute continuellement des pansements.
La fin du Web ? Je serais un crétin de l’envisager. Toutes les applications s’appuient complètement ou partiellement sur l’infrastructure mondiale qu’est internet. Mais cette il peut y avoir une vie dans ce satané navigateur. A moins que Google…

Cuisine au Wok, Soupes de nouilles et curry
2 bis, Rue Daunou, 75002 Paris
Tel : 01 42 61 48 38
Voici un magnifique exemple de la valeur ajouté du RDA par rapport au RIA : Nicolas Lierman, consultant chez boulevart a développé une application Google Analytics en Air.
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Kuala Lumpur est la capitale bruyante de la Malaisie. Ici, le piéton n’a pas sa place.

Il y a maintenant plus d’une dizaine d’années que l’IHM connait une traversée du désert. Le Web et son limité HTML ont fait disparaitre d’un coup de baguette magique toutes les innovations qu’avaient apporté les « Client Lourds ». Certes ces applications on causé bien des dégâts dans les SI, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain : ce sont bien elles qui ont sorti les utilisateurs de leurs affreux terminaux aux caractères verts afin de leur proposer onglets, menus et bien d’autres améliorations ergonomiques. Mais depuis, les DSI ont largement eu tendance à mettre la priorité sur la réduction des coûts de déploiement, permise par les architectures Web, au détriment de la richesse IHM des applications. Ca ne peut plus durer !

Je travaille actuellement à Octo Technology où j’ai différents rôles :
- Senior Offering Leader : Gestion des offres.
- Responsable du CCI GUI : Centre de Compétence Intégré Interfaces Homme Machine (technologies IHM et Usabilité)
- Responsable du CCI .NET : Centre de Compétence Intégré .NET



